Gouvernement du Canada
Symbole du gouvernement du Canada

Liens de la barre de menu commune

Partager

Vancouver 2010

Une occasion en or pour le tourisme autochtone

Parmi les visiteurs qui se rendront à Vancouver (Canada) à l’occasion des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de 2010, aucun ne manquera de remarquer l’ampleur de la participation des peuples autochtones du Canada. Notons à cet égard que les Jeux auront d’ailleurs lieu sur les territoires traditionnels partagés de quatre Premières nations du Canada.

Ces dernières – soit les Premières nations de Lil’wat, de Musqueam, des Squamish et des Tsleil-Waututh – appelées les quatre Premières nations hôtes, ont participé activement à la préparation de la candidature de Vancouver pour l’obtention des Jeux. Le Comité olympique international les considère comme des partenaires officiels, ce qui représente une première pour les groupes autochtones dans l’histoire olympique.

Outre les possibilités qui sont le résultat direct de leur indispensable participation à l’organisation et à la mise en place des Jeux, les quatre Premières nations hôtes bénéficieront d’une visibilité internationale de grande envergure qui pourrait se traduire par une croissance de l’industrie touristique autochtone au Canada.

L’industrie a mis la main à la pâte pour veiller à ce que cette possibilité de croissance se concrétise. Keith Henry, chef de direction de l’Aboriginal Tourism Association of British Columbia, explique que l’Association s’est dotée d’un plan d’action pour 2010 afin de tirer le meilleur parti possible de la visibilité internationale offerte par les Jeux.

« Le seul fait d’accueillir les Jeux à Vancouver revêt une grande importance. Si l’on considère en plus la scène qu’ils représentent pour les quatre Premières nations hôtes ainsi que pour les peuples et la culture autochtones en général, nous sommes en présence de possibilités de marketing qui ne se représenteront sans doute jamais, a indiqué M. Henry. À titre d’association, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que nos membres en profitent le plus possible. »

L’Association a bénéficié d’un sérieux coup de pouce en 2009, alors que le gouvernement du Canada lui a versé 5 millions de dollars pour appuyer la mise en œuvre continue de son plan stratégique pluriannuel pour le tourisme autochtone. L’investissement du gouvernement


fédéral a été consenti deux ans seulement après que la Colombie‑Britannique ait elle-même investi un montant comparable dans le secteur du tourisme autochtone de la province.

Selon les études, les touristes s’intéressent de plus en plus aux expériences touristiques uniques que propose le tourisme culturel autochtone; si l’on ajoute à cela l’arrivée prochaine de milliers de visiteurs et de journalistes, le gouvernement fédéral n’aurait pas pu choisir de meilleur moment pour investir, selon M. Henry. « C’est immense », dit-il.

Le tourisme culturel autochtone de la Colombie-Britannique et du pays dans son ensemble offre des perspectives aussi vastes que le pays lui‑même. Ainsi, le touriste pourra faire du kayak parmi les magnifiques épaulards dans les eaux de la côte Ouest, admirer les merveilleuses aurores boréales dans l’Arctique ou se ressourcer dans le parc national du Kejimkujik, en Nouvelle-Écosse, où la culture traditionnelle mi’kmaq et le décor naturel se marient si bien.

Pour ceux sur qui les grands froids exercent une fascination, les Inuit du Nord québécois vous montreront, au Centre de formation du Nunavik en survie arctique, comment survivre aux affres de dame nature. Par ailleurs, le long du sentier du Cercle du Grand Esprit, dans la région de Sagamok (nord-est de l’Ontario), les attractions culturelles autochtones sont multiples : écotourisme d’aventure, visites guidées de la majestueuse île Manitoulin, etc.

Même si l’ensemble de l’industrie touristique a souffert de la crise économique mondiale, M. Henry croit en l’avenir du tourisme culturel autochtone. « Le tourisme représente des occasions d'affaires et il est important pour la santé économique des collectivités autochtones, a indiqué M. Henry. Ce qui distingue notre industrie, c’est l’authenticité de l’expérience culturelle autochtone. Notre culture et nos traditions existent depuis des milliers d’années, et je crois que les gens comprennent à quel point il est spécial de vivre la richesse de ce patrimoine. »

Pour de plus amples renseignements :

Keith Henry KHenry@AboriginalBC.com
Tél : (604) 921-1070

Aboriginal Tourism British Columbia
http://www.aboriginalbc.com