L'un des bâtiments phares - sinon le bâtiment phare - des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 à Vancouver est l'anneau de patinage de vitesse érigé au bord du fleuve Fraser, à Richmond, en banlieue de Vancouver.
Pourvu, vous l'aurez deviné, de toutes les caractéristiques de pointe permettant une réduction de la consommation d'énergie et un confort accru, l'anneau olympique de Richmond se distingue surtout par la quantité de bois utilisé dans sa construction.
La quasi-totalité du bois utilisé dans l'anneau vient des forêts de la Colombie-Britannique, y compris le bois récupéré sur des arbres qui ont été tués par le dendroctone du pin ponderosa. Cet insecte indigène des forêts de l'Ouest canadien et des États-Unis a atteint des proportions épidémiques dans bon nombre de ces forêts depuis quelques années. Profitant d'une nourriture abondante et d'une série d'hivers particulièrement cléments, sa population a atteint des niveaux record en Colombie-Britannique, infestant de larges bandes de forêts de pin tordu latifolié.
La conception novatrice du toit de l'anneau témoigne éloquemment de la polyvalence et des avantages environnementaux de l'emploi du bois comme matériau de construction. Ce toit exceptionnel de 6,5 acres comporte des arcs creux triangulaires composés de bois et d'acier, d'une envergure de 94,5 mètres (310 pieds) où sont dissimulées les canalisations d'air et électriques et le réseau de distribution des extincteurs. Conçu et réalisé par une entreprise locale de Vancouver, le toit est fait de bois récolté dans des forêts certifiées de l'intérieur de la Colombie-Britannique et compte 15 poutres de bois laminé constituées d'un million de pieds-planche de bois détérioré par le dendroctone du pin ponderosa.
Les arcs sont couverts d'un nouveau type de panneau préfabriqué « Wood Wave » constitué de madriers de 2 po sur 4 po et de contreplaqué (encore une fois contenant du bois d'arbres tués par le dendroctone). Non seulement la structure du toit offre-t-elle une solution architecturale économique, mais sa forme ondulée confère au bâtiment une qualité esthétique remarquable et une performance acoustique supérieure.
L'anneau olympique de Richmond est une conception architecturale impressionnante qui témoigne aussi de l'attachement indéfectible du Canada au développement durable (car le bois est un matériau de construction « vert ») et s'inscrit dans la promesse du comité d'organisation des Olympiques de Vancouver de faire des jeux de 2010 les plus « verts » qui soient.
Enfin, l'anneau olympique met en relief les usages innovateurs auxquels peut se prêter le bois dans les grands travaux de construction et rend un hommage artistique au rôle prépondérant que l'industrie forestière continue de jouer dans l'économie de la Colombie-Britannique et dans celle du pays tout entier.